Saturday, November 5, 2016

Les juifs de l'Anti-Atlas au Maroc


Les juifs de l'Anti-Atlas


d'Ifrane - Anti-Atlas 

Ifrane signifie en Tamazight (berbère) grottes,(singulier:Ifri). Nombreuses dans la région, les grottes ont transmis leur nom à la région...Ifrane renferme l'une des plus anciennes traces de presence juive au Maroc: c'est la tombe du Rabbin Youssef ben Mimoun qui serait mort en l'an 5 av.J.CElle se trouve au cimetière juif connu sous le nom de "Lmiâra" ( nom donné par les juifs marocains à leurs cimetières). "Rabbin youssef ben Mimoun" fut l'un des plus venerés saints juifs dont la réputation attire chaque anneé des touristes juifs venant des quatres coins du monde. Dans les anneés soixante les derniers juifs ont quitté Ifrane en direction d'Israél , les vieux du village se souviennent encore des adieux pénibles car -loin de toutes considération religieuse ou autre- ces juifs berbères faisaient tout simplement partie de l'histoire et la culture d'Ifrane d'Anti-atlas, ils avaient vécu avec eux dans la paix le respect et la fratérnité...
           Ifrane signifie en Tamazight (berbère) grottes, (singulier:Ifri). Nombreuses dans la région, les grottes ont transmis leur nom à la région, plus connue des juifs sous forme : Oufrane.
Les premières traces de l’installation humaine dans la région remontent au Néolithique. Des grottes telles que celles de Tizguite ainsi que les vestiges archéologiques remontant à la Préhistoire à Zerouka, Ghabt, Al Bahr et Itto en témoignent.
Par la suite, la région d'Ifrane fut habitée d'abord par les berbères puis par les juifs, et ce, depuis environ trois milles ans avant Jésus-Christ. On prétend qu'elle a été la cité de la plus ancienne colonie juive au Maroc.
Selon la tradition orale, les israélites ont quitté la Palestine au temps de Nabuchodonosor, roi de Babylone (160 Km au sud de Bagdad) après la première destruction du temple en 587 av.J.C. Il traversèrent l'Egypte et la bordure septentrionale du Sahara, puis parvinrent au rivage atlantique de l'anti-atlas en 361 avant Jésus-Christ et s'installèrent en premier lieu dans les grottes en bordure de l'oued Ifrane, et ce, après qu'ils aient pu acheter l'autorisation de s'installer aux autochtones.
A la suite d'une alliance avec ces derniers ils fondèrent un royaume dont le roi était "Ephrati" (de la tribu d'Ephraïm : l'une des douze tribus d'Israël).

Pierre tombale avec inscriptions hébraïques
d'un cimetière juif vieux de plus de 2000 ans

La beauté naturelle et artistique de Ifrane




Ce royaume a été nommé "la petite ou la seconde Jérusalem" ou qui - selon leur croyance - fut chuté au moment ou ils ont refusé de répondre à l'appel de leurs prophète"AZAR" afin de pouvoir rejoindre "Jérusalem". Les descendants d'Ephraïm perdaient alors leurs souveraineté au profit des berbères
Ifrane renferme le plus ancien document historique au nord africain: c'est la tombe d'un juif nommé "Rabbin youssef ben Mimoun" qui serait mort en l'an 5 av.J.C. Elle se trouve au cimetière juif connu sous le nom de "Lmiâra" ( nom donné par les juifs marocains à tous leurs cimetières
Ifrane est sera habitée plus tard par une population issue deux grandes tribus Sanhaja, les Béni M’guild et les Béni M’tir dont le flux vers le nord avait été "arrêté" au XVe siècle par la ceinture des Casbahs fondées par le Sultan Moulay Ismaïl, ce qui a eu pour effet de favoriser la création de noyau de sédentarisation des nomades et a permis la constitution d’agglomérations telles que Azrou et Aïn Leuh..
Bien plus tard, Ifrane sera désertée pour les autres villes du nord nées de la naissance du Royaume chérifien du Maroc par Moulay Driss Premier, Roi fondateur de la Dynastie qui porte son nom ( ) et du Maroc.
Quelques siècles plus tard, plus exactement en 1928 et en hommage au passé lointain de la ville, par arrêté viziriel (ministériel marocain), les autorités du protectorat français décidèrent de créer un centre d’estivage appelé Ifrane (grottes en tamazighte). Deux projets de création d’une station d’estivage furent proposés à Eirik Labonne, secrétaire général du protectorat. Le premier était celui de l’actuelle ville d’Ifrane et le second optait pour la ville de Ksiba Moha ou Saïd.