Monday, April 18, 2011

Un resume de la prehistoire du maroc

De nombreux sites découverts au Maroc permettent de retracer la vie de l’homme durant cette longue période. La visite du Musée Archéologique de Rabat nous renseigne davantage sur cette évolution, physique, intellectuelle et technique.
Les premieres traces
 Des outils en pierre ont été trouvés sur tout le territoire, appartenant à la grande culture acheuléenne du Paléolithique Inférieur, bien connu en Europe. Les plus anciens, découverts récemment dans la région de Casablanca par une équipe maroco-française, sont datés de 700 000 voire 1 million d’années.
         Mais l’homme contemporain de ces premiers bifaces n’y a pas encore été découvert. Les plus anciens restes humains actuellement connus ne datent que de 250 000 ans. Ce sont des Homo erectus, découverts dans les carrières de Casablanca et à Rabat.
         Deux crânes, mis à jour dans une mine près de Safi, au jbel Irhoud, appartiennent à des Homo sapiens archaïques, très proches des Néanderthaliens d’Europe. Sur le site a également été trouvé un outillage connu en Europe sous le nom de « moustérien ». Datation actuellement acceptée : 100 000 ans
  Des avances technologiques
    
Un homme plus évolué apparaît il y a 40 000 ans. Inventeur d’une pointe pédonculée particulière à l’Afrique du Nord, la « pointe atérienne » qui pouvait se fixer sur un manche de lance ou de javelot, l’homme atérien connaissait l’usage du feu, pêchait, ramassait des coquillages et se montrait également habile chasseur. Vivant dans des grottes, notamment autour des villes actuelles de Rabat et Tanger, il savait aussi construire des coupe-vents ou tentes et peaux de bêtes.
         S’est ensuite développée la civilisation dite « ibéromaurusienne », qui s’est maintenue jusqu’au début du Xème millénaire av. J.C. Les Ibéromaurusiens utilisaient un outillage plus sophistiqué formé de petits silex montés en série. Ils enterraient leurs morts, pratiquaient la trépanation et prenaient soin de leurs malades.
         Au Maghreb, une nouvelle race venue de l’est semble avoir pris place vers le début du VIIème millénaire av. J.C. Ces hommes appelés Capsiens, ont joué un grand rôle dans le peuplement de l’Afrique du Nord et sont considérés comme des Paléoberbères. Même si la civilisation capsienne, comme c’est probable, n’a guère pénétré sur le territoire marocain, elle a eu une influence certaine.
         L’art apparaît avec les Capsiens, qui décoraient des oeufs d’autruches et sculptaient de petites figurines. Avec leurs descendants, devenus pasteurs et agriculteurs, commençait l’utilisation de la pierre polie et de la poterie.
Selon certains auteurs, c’est à eux que l’on doit également l’épanouissement de l’art rupestre en Afrique du Nord.
    L’agriculture, l’élevage et la poterie
 
Ces nouvelles techniques arrivent au Maroc vers la fin du VIème millénaire av. J.C. Les sites les mieux connus se trouvent dans le Nord-Ouest du pays. Leurs occupants élèvent bovins, moutons et chèvres, et leur poterie s’apparente à la poterie dite « cardiale », du pourtour méditerranéen.
         Un autre courant néolithique est arrivé dans les régions méridionales du Maghreb par le Sud-Est, la bordure Nord du Sahara, à une époque où le climat était nettement plus humide qu’aujourd’hui (à la fin du VIème millénaire av. J.C.). ces éleveurs de bœufs, accompagnés de leurs troupeaux, avançaient lentement. Or le dessèchement progressif du Sahara rendit leurs conditions de vie de plus en plus difficiles, et les obligea à remonter vers le Nord, vers la fraîcheur des montagnes et les hautes vallées verdoyantes.
  L’arrivée des métaux
La présence de vases campaniformes (des gobelets en forme de cloche renversée) dans de nombreux sites le long de la côte atlantique marocaine indique l’arrivée des « guerriers du cuivre » dans le pays, au milieu du IIIème millénaire av. J.C.
         Au cuivre succéda le bronze. Le Maroc a-t-il connu son propre « âge de bronze »? les preuves incontestables d’une métallurgie ancienne font actuellement défaut, mais ce n’est pas impossible. En effet, les gisements de cuivre étaient nombreux, même si l’étain se révélait plus rare. Témoins de l’importance de l’utilisation du métal pour ces populations, les gravures de poignards et de hallebardes dans le Haut Atlas, dont certaines sont des représentations fidèles d’armes trouvées en Espagne.

L’entrée dans l’histoire
  Toujours est-il que le style de vie néolithique a perduré longtemps et c’est l’arrivée des Phéniciens sur les côtes marocains au VIIème siècle av. J.C. qui fait entrer le pays définitivement dans l’histoire
  Susan Searight & Danièle Hourbette « Gravures rupestres du Haut Atlas » Ministère du Tourisme, Ed. Belvisi Casablanca 1992                   
   Auteur: Susan Searight & Danièle Hourbette
     

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