Thursday, April 28, 2011

Aperçu sur l’Histoire Amazighs « Berbères »

    Le peuple amazigh « Berbères » est réparti dans une douzaine de pays africains, de la méditerranée au sud du Niger, de l’atlantique au voisinage du Nil « Egypte ». La dénomination de berbérie vient des Romains qui jugeaient ses habitants étrangers à leur  civilisation. Les arabes, venus de l’est, en firent le mot Braber avant qu’ils ne l’a baptisent Djazira El Maghrib « l’Ile de l’occident – Maghreb El Aqça ». Les Romains étendirent à tous les habitants de tamazgha « Berbèrie » le nom de Maures,  réservé d’abord aux populations du Maroc septentrional.   Au XIX, les géographes créèrent les termes d’Afrique mineure, pour marquer qu’il s’agit d’un petit continent engagé dans un grand. Plus tard ce terme fut place à la dénomination d’Afrique septentrionale ou Afrique du Nord qui devint, dès le départ forcé des ex colonisateurs européens, Maghreb Arabe. Cette dernière dénomination d’inspiration idéologique et politique panarabiste prônée par le chrétien laïque Irakien Michel Aflak consiste en la construction d’un monde arabe  en occultant la réalité sociologique de la cité, l’implantation géographique du s/continent africain qu’est l’Afrique du nord et en faisant fi de l’histoire. Ce qui constitue une nouvelle et inutile mouture des expressions du fait que la dénomination de Tamezgha « Berbèrie » reste la meilleure et la plus juste, car, bien qu’il existe des berbères hors de ses limites, sa population est exclusivement Amazigh « berbère ».
Aujourd’hui on ignore généralement que Thifrikes u (1) Gafa « l’Afrique du nord » est peuplée d’amazighs «  Berbères » que l’on qualifie audacieusement avec toute honte bue d’Arabes sous prétexte de son islamisation. Quant aux habitants, ils se désignent du nom d’amazighs « qui veut dire Hommes libres » et s’applique aux tributs dès avant l’occupation Romaine.

Tamazgha, a connu, dès les temps paléolithiques, la vie sédentaire. Sans doute aussi le nomadisme  qui remonte au temps préhistorique, au II ième siècle de notre ère les amazighs se partageaient-ils
entre la vie agricole et la vie pastorale. La colonisation impériale créa à la fin du 1er siècle après
J.C la colonie de Sitifis « actuel Sétif en Algérie » qui devient deux siècles plus tard, le chef lieu de province de Maurétanie, à une époque où la paie Romaine la mettait à l’abri des périls. S’en est suivie par la suite la recomposition de l’actuelle Mauritanie en deux entités. L’une s’appelait la Mauritanie Caesearienne et avait comme capitale, l’ancienne capitale de Juba II Caesarea  « actuelle Cherchell en Algérie » et l’autre se dénommée Mauritanie Tingitane et avait comme capitale Tanger « Maroc »  

Histoire des Tributs :


Tamazgha n’a jamais connu de capitale permanente, définitive ou réalisé son unité autour d’une métropole. Son comportimentage géographique, la difficulté des communications, l’absence de vallée convergentes, l’exiguïté de sa superficie utile ont conditionné l’esprit d’hommes libres et de luttes séculaire entre nomades et sédentaires où aucune n’a triomphé.

C’est cette dualité qui explique apparemment qu’elle ait toujours eu des maîtres étrangers. Ce ne sont pas la ville ou le territoire qui constituent l’unité fondamentale, mais la tribu. Pourtant, ils savaient qu’ils formaient un même peuple puisqu’ils se donnaient un même nom. A deux reprises, les amazighs furent sur le point de réaliser, par leurs propres moyens  au IIième siècle avant J.C et au XIième siècle de notre ère, l’unité  n’Tifrikes u Gaffa « de l’Afrique du Nord ». La double  expérience fut brisée par la volonté impérialiste de Rome et par l’invasion des arabes « la horde des Bénis Hilal » 

Pourtant l’Amazigh « le Berbère » est loin d’être un type d’humaniste inférieur. Ile s’est même manifesté par des personnalités remarquables et d’une vivacité irréductible.

Sur l’Amazigh « le Berbère » a pesé une malédiction géographique et non une infériorité ethnique. Il possède un art, une littérature, une langue qui nous incite à penser que par son antériorité est une 
langue mère « l’authenticité des documents est vérifiée » confirmée par la présence simultanée de nombreux vocables de bases amazighs dans des langues aussi diverses que les langues Grecques (voir l’alphabet grecque actuelle où on remarque beaucoup d’emprunts amazighs), Sémitiques et Latines, un peuple conscient de son existence, un Etat organisé; tout cela ce sont des Luxes très coûteux que le pays n’a pu se les offrir, faute d’une armature financière qui est nécessaire  pour supporter un grand édifice social et politique. Il ne semble pas que depuis l’entrée de
Tamazgha dans l’histoire, c'est-à-dire en gros depuis la fin du second millénaire avant notre ère, que l’aspect géographique du pays se soit sensiblement modifié. Le climat non plus n’a pratiquement pas changé. 

Les temps préhistoriques, par contre, se sont déroulés dans une Tamazgha « Berbèrie » très différente de la notre. Les premiers hommes qui sont apparus en Afrique du nord « Thifriks u Gafa »- les plus anciens, du moins dont on ait jusqu’ici retrouvé la trace – ont vécu il y a peut être trois ou quatre cent mille ans. Bien modestes apparaissent les trente ou quarante siècle dont ce souvient tant bien que mal l’homme d’aujourd’hui par rapport au vertigineux passé des humanités successifs

Thifrikes u Gafa « Afrique du nord », depuis des millénaires, a toujours été la destination de multiples vagues migratoires. Le déversoir des populations lesquelles du fait de la situation géographique de cette région enclavée – bordée à l’ouest et au nord par la mer, et au sud par le grand désert de sable – ne pouvaient venir que de l’est ; soit par la route côtière qui longe le littoral de Thifrikes « Afrique » de méditerranéen orientale jusqu’à l’océan atlantique, soit par les multiples bretelles qui partent de la vallée du Nil vert le couchant.

Les premières vagues migratoires blanches sembleraient être des protos Amazighs « Berbères » parlant une langue chamitique. Les toponymes parlant ce radical amazigh ou possédant une appellation de consonance amazigh jalonnent la route qu’avaient empruntée ces groupes humains.   

Avant l’arrivée de cette vague migratoire, Thifrikes était habitée par d’autres lesquels, pour une grande partie, délaissent cette région lors de l’assèchement du Sahara qui devient un désert. Con
trairement à ceux qui attribue l’origine yéménite aux amazighs, ces derniers seraient originaires de l’Est. L’auteur Davezac donne pour aïeux  à ces  amazighs des Gétudes, des Mèdes, des Arméniens et des Perses. Par contre l’Auteur A. Garrignon souligne la parenté entre les amazighs et les Basques « les Eusques, tribu Ibérienne occupant d’abord tout l’isthme pyrénéen ». Des monuments anthropologiques prouvent encore de nos jours l’ancienne parenté entre les amazighs et les Eusques de notre époque, autrement dit les Basques d’aujourd’hui.

Une Histoire Légendaire « L’invasion Arabe »


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règne DIHIA

 L’islam et Tifrikes u Gafa « Afrique du Nord » sont si intimement superposés qu’on oublie facilement  au prix de quelles luttent l’Orient musulman parvins à recouvrir une partie de l’occident amazigh « les Iles Canaries et d’autres contrées africaines ne le sont pas jusqu’à nos jours ». Ce sont évidemment les conséquences visibles, énormes, de la conquête arabe et de la conversion de cette région qui nous frappent. La région a franchi la cloison qui sépare l’occident de l’orient. Ce saut dans l’inconnu, elle ne le fit pas de bon gré. On sait même que la résistance fut âpre, farouche et longue. Elle dura presque un siècle, comparée à un pareil saut dans l’inconnu, les révolutions de par le monde actuel apparaissent mesquines.

Face à la résistance farouche des amazighs « berbères », et aux échecs cuisants subit, le calife Omar s’opposa (IX° siècle) aux campagnes de Tamezgha « Afrique du Nord » pleine d’embûches et qu’il qualifie de pays perfide, qui égard et qui trompe. Mais à sa mort, son successeur autorisa les invasions qui se transformèrent en razzias « l’an 647 », sous le fallacieux motif de la conquête musulmane. Bien que reconvertis à cette nouvelle religion, les amazighs, de Tifrikes u Gafa « Afrique du Nord » ont conservé leur originalité qui aujourd’hui à tendance à s’essouffler, à cause des moyens machiavéliques utilisés, pour réussir un greffage qui n’a pu prendre hier avec la force des armes.

Aujourd’hui, on tronquant l’histoire, on nous parle d’ouverture musulmane« Foutouh Islamia » en Afrique du Nord, d’arabes chassés de Poitiers « France » par Charles Martel, de conquête
d’Espagne par les arabes, alors qu’en réalité il s’agit d’une invasion arabe sous la bannière de l’islam, d’amazighs islamisés, auxquels se sont joint quelques guerriers arabes, qui furent chassés de Poitiers « France » et d’amazighs accompagnés de quelques guerriers arabes qui ont, au VII° siècle, transmis le message de Dieu en Ibérie et ont construit l’Andalousie « Espagne »,
sous la conduite de Tarik Ibnou Ziad qui donna son nom au détroit qui porte aujourd’hui son nom « Détroit  de Gibraltar ». Après cette conquête, Moussa ben Noceir, ayant eu vent de la subtilisation supposée d’une épée  dorée du butin de guerre que Tarik Ibnou Ziad lui envoya, et pour marquer son mécontentement, dépêcha son fils de Damas pour gouverner en lieu et place du vainqueur. Mais les vraies raisons de cette gouvernance imposée et de la  contrainte de Tarik Ibnou Ziad à finir ses jours dans des conditions misérables sont à chercher ailleurs.

Deux siècles plus tard, c'est-à-dire en l’an 969, l’Egypte fut conquise par les amazighs sous le règne fatimide du calife Al Mo’izz li –DIN–Allah, qui y construit la ville de Fustat, l’actuelle capitale – le Caire – et fondé la grande mosquée d’El Azhar. Toujours dans le même cadre de la défense de la religion musulmane qu’ils ont adopté, les amazighs ont mené la bataille de Hattin, en 1187, aux coté de Salah Eddine El – Ayoubi, pour libérer Jérusalem  des barbares venus du nord.       

Sources d’informations : Ch. A. Julien, E F Gautier, Dr A. Bénatia

Repères 

  - L’étendue géographique de Tamazgha « Berbèrie » l’Afrique - le Nord et le
Sahel - , les Iles Canaries, le Siwah Egyptien

  - Langue: Tamazight «Berbère» qui s’écrit avec le Tifinagh «erroglifs» qui veut dire
notre trouvaille. Cette forme d’écriture datant de plus de 3.000 ans av J.C  influença  certains pays européens, notamment la Grèce où l’on remarque sur les banderoles qu’
ils arborent, lors des manifestations, certains erroglifs amazighs. Cependant, dans le cadre de son universalité, l’option de transcription en caractères latins (1) conjugués
avec quelques variantes a été choisie pour Tamazight  par les spécialistes en linguiste  
depuis plus de 60 ans

- Population parlant Tamazight : Une douzaine de pays africains, de la méditerranée au Sud du Nil, de l’atlantique au voisinage du Nil et les Iles Canaries

                 - Amazigh : Berbère

                 - Tamazgha : Berbèrie

                 - Thifrikes : Afrique

                 - Thifrikes u (1) Gafa : Afrique du nord 

                 - U (1) : se lit ou en tamazight  

                                                                                          

  Madjid AIT MOHAMED        


   http://www.tamazightinou.blogspot.com/