Saturday, April 30, 2011

Maroc : les arabes Andalous ont-ils achevé leur rêve : « le Maroc est à nous et n’est pas aux autres » à la nouvelle ère ?

Introduction : On désigne au Maroc par les Arabes Andalous ceux chassés d’Espagne en 1492 par la reine Isabelle la Catholique. Ils se sont installés dans plusieurs villes du Maroc comme Tétouan, Tanger, Fès et autres. Mais sont généralement connus par les Fassis suite à leur installation à Fès dans la cours du Sultan qui se trouve à Fès à cette époque. Ils se considèrent des Arabes d’origine Omayyades Syriens restés en Andaloudie et considèrent Allal El Fassi leur leader national et spirituel.
Qui de nous peut il oublié :
1-
Le slogan « le Maroc est à nous et n’est pas aux autres  » brandi par les Arabes Andalous juste après les négociations secrètes qu’ils ont eu à Aix-les-bains avec le colon Français. Le mot « nous » veut il dire nous les marocains par opposition aux Français ou nous les arabes andalous par opposition au reste des marocains? pour le savoir faisons la liaison avec ce qui suit :
2- Le discours d’Allal Al Fassi (figure emblématique des arabes Andalous) dans son parti en 1957 juste après l’indépendance disant « Camarades, l’armée française est déjà expulsée, les bases américaines seront bientôt dans l’horizon, mais le grand problème : comment peut on expulser les Berbères? » Ceci ne laisse aucun doute a savoir que l’objectif principal du leader Fassi est bel et bien l’expulsion des Amazighs de leur propre pays. Alors qu’en général c’est l’envahisseur qui est expulsé et non l’autochtone. Etait ce un programme tracé pour mettre la main sur le pouvoir, l’argent et la terre depuis l’indépendance du premier colon ?
3- Le discours d’Allal Al Fassi à son parti Istiqlal en 1957 juste après l’indépendance disant « moi je blâme tout d’abord nous ancêtres les arabes qui ont porté le flambeau de l’islam et de l’Arabité pour ce pays. Au lieu qu’ils se mettent au travail pour terminer leur mission sacrée (arabisation et islamisation), ils se sont occupés des guerres intestinales de distribution des butins et d’accès au pouvoir. Par conséquent, ils ont laissé dans notre pays des problèmes sociologique qu’on ne peut plus ignorer leurs origines si nous désirons les diagnostiquer a fin de trouver le vrai remède  » Ici, il dévoile clairement son programme comme étant la suite de celui de ces ancêtres qui est au passage et avec son témoignage n’est pas uniquement l’Islamisation des Amazighs, mais de leur arabisation aussi par l’anéantissement de leur identité. Ne sommes nous pas devant un génocide ? Ce schéma désigné par ce leader est-il le vrai visage de l’islam ? Comment peut-il être le contraire si on sait que ce leader est à ce jour le pilier des Oulémas musulmans aux yeux même des islamistes de l’ère actuelle ?
4- Le discours d’Allal El Fassi avant sa mort disant « Nous avons réussi à faire en 40 ans, ce que nos ancêtres n’ont pu faire pendant 14 siècle » faisant référence ici à la première invasion arabe des terres amazighs au 7eme siècle. Car depuis et malgré l’islamisation des Amazighs, ils continuent toujours à gouverner leur pays : les empires Moravides, Mouahades, Merinides et autres.
Aujourd'hui, après 60 ans d'indépendance du colonialisme européen, les analystes trouvent que le rêve des arabes andalous -résumé auparavant par leur leader Allal El Fassi dans le slogan  « le Maroc est à nous et n’est pas aux autres »- est achevé à des degrés différents selon certaines périodes de l’histoire du Maroc. Dernièrement deux revues marocaines Tel Quel et Awal sont allés plus loin en publiant un arbre généalogique des arabes Andalous qui détiennent le pouvoir au Maroc depuis plus d’un demi siècle (voir ici). Cela a montré que même certaines cas de nom de famille non Fassi lorsqu’il fait partie de ceux qui détiennent le pouvoir et l’argent est rigoureusement marié à une Fassi ou de mère Fassi. Mais quelle est votre opinion vous ? les arabes andalous ont-ils réalisé leur rêve enfin au Maroc ou non?


Quand Moulay Idriss premier a détruit la ville de Fès

On continu à falsifier dans nos écoles nos médiats et partout ailleurs où les faux arabes font la loi.
Vous posez la question : (qui a fondé Fès ?) au  plus instruit des marocains, il vous répondra :( Mly Idriss II) ce qui est complètement faux
Fès existait bel et bien avant Idriss II  mieux encore : c’est Idriss Ier qui l’a détruite. L’histoire du nom de Fès n’est qu’un mythe comme beaucoup d’autres noms de villes de notre chère patrie arabisée.
Cette vérité  se trouve dans un ouvrage qui doit être bien connu de nos présumés  historiens universitaires. je me demande pour quelle raison ces gens là veulent tout attribuer aux arabe et même passer pour des arabes.  Quelle honte pour notre pays !!!
 Il s’agit d’un ouvrage intitulé en arabe : Roudh el-Kartas  (le Jardin des feuillets)
 Ecrit à la cour de Fès, en 1326 (sur les livres et les documents les plus authentiques de l’époque)  par : Abou Mohammed Salah ben Abd el-Halim, de Grenade.
 Voici un extrait de la traduction en Français de cet ouvrage qui prouve ce que j’ai avancé sur l’existence et la description et également des ravages et crimes perpétrés au nom de l’islam sous la direction du charif  l’imam Idriss1er descendant du prophète (salla allaho 3alayhi wa salam)Amen…. y a rabba al 3alamine….wa la hawla wa la qowata….
 Bonne lecture :
 HISTOIRE DU RÈGNE DE L’IMAM EDRISS L’HOSSEÏNIEN
PREMIER IMAM SOUVERAIN DU MAGHREB.
Edriss, fils d’Abd Allah, fils d’Hossein, fils d’el-Hosseïn, fils d’Ali, fils d’Abou Thaleb (que Dieu les agrée !), se montra en public dans la ville d’Oualily, le vendredi quatrième jour du mois de Dieu ramadhan de l’année 172. La tribu des Ouaraba fut la première à le saluer souverain; elle lui donna le commandement et la direction du culte, de la guerre et des biens. Ouaraba était à cette époque la plus grande des tribus du Maghreb ; puissante et nombreuse, elle était terrible dans les combats. Vinrent ensuite la tribu des Zenèta et des fragments des tribus berbères de Zouakhta, Zouagha, Lemmaya, Louata, Sedretta, Khyata, Nefrata, Mekenèsa et Ghoumâra, qui le proclamèrent et se soumirent, à lui. Edriss affermit son gouvernement et son pouvoir ; de toutes parts ou venait en foule lui rendre hommage. Bientôt devenu puissant, il se mit à la tête d’une immense armée, composée des principaux d’entre les Zenèta, Ouaraba, Senhadja et Houarâ, et il sortit pour faire une razia clans le pays de Temsena. Il se porta d’abord sur la ville de Chella, qui était la plus proche, et s’en empara. Il soumit ensuite une, partie du pays de Temsena et se dirigea sur Tedla, dont, il enleva les forteresses et les retranchements. Il n’y avait dans ce pays que quelques musulmans ; les chrétiens et les juifs y étaient très-nombreux ; Edriss leur fit à tous embrasser la religion de Mohammed.
L’imam Edriss revint à Oualily, où il fit son entrée à la fin du mois d’ou’l-hidjâ de ladite année 172. Il y passa le moharrem, premier mois de l’an 173 (789 J. C.), pour donner à ses gens le temps de se reposer, et il sortit de nouveau pour aller soumettre ce qui restait encore dans le Maghreb de Berbères, chrétiens, juifs ou idolâtres. Ceux-ci étaient retranchés et fortifiés sur des montagnes et dans des châteaux inaccessibles; néanmoins, l’imam ne cessa de les attaquer et de les combattre que lorsqu’ils eurent tous, de gré ou de force, embrassé l’islamisme. Il s’empara de leur terres et de leurs retranchements ; il fit périr la plus grande partie de ceux qui ne voulurent pas se soumettre à l’islam, et, dépouilla les autres de leurs familles et de leurs biens. Il ravagea le pays, détruisit les forteresses des Beni Louata, des Mediouna, des Haloula et les citadelles des Ghyata et de Fès; il revint alors à Oualily et y entra vers le milieu de djoumada el-alchira de la même année 173.



Auteur: Ahmed Tatou
Date : 2011-02-19 17:31:00

Tamazight entre le culturel et le linguistique


Langue et culture en général
 
La culture se définit , dans son acception anthropologique général , comme étant l’ensemble des œuvres , aussi bien intellectuelles et symboliques que matérielles , que les humains ont crées et produites. La construction d’une maison ou d’un pont est un aspect de la culture , au même titre que les mythes , les comportements ou les modes vestimentaires. De ce point de vue , la notion de culture tend à se confondre avec celle de civilisation. Il va de soi que la langue n’est donc qu’un élément dans ce grand ensemble qui est la culture. Elle est un produit culturel parmi tant d’autres. Son rapport à la culture est celui de la partie avec la totalité. 
           Bien que la langue soit le support de la culture , le moyen de sa diffusion et de sa transmission , elle reste , néanmoins en relation de dépendance avec cette dernière , parce  qu' elle en est un sous – produit , une partie seulement , fût – elle importante et essentielle. Il s’ensuit que la grandeur ou la décadence d’une culture entravent le rayonnement ou le déclin de la langue qui exprime et véhicule cette culture. Ce qui fait que la revalorisation d’une langue doit passer par la revalorisation de la culture dont elle fait partie. Dans l’ordre des priorités, entre les deux , c’est la culture qui prime.  
    Langue et culture dans le cadre de Tamazight

Examinons maintenant la nature des rapports entre la langue et la culture amazighes pour voir , ensuite , quelles sont les implications qui en découlent. 

          L’Afrique du Nord a connu , depuis des milliers d’années , des invasions successives , par lesquelles la culture Amazighe a durement souffert. Après la destruction directe , brutal et physique des aspects matériels de cette culture , telles que la mise à feu des casbahs , la dévastation des nécropoles , vient la destruction indirecte , symbolique , lente mais plus meurtrière. C’est l’introduction et l’imposition de la culture et de la langue de l’envahisseur. Ces deux dernières , appuyées par la force militaire , évincent , petit à petit , la culture et la langue amazighes de la scène officielle et les relèguent à un rang inférieur , entravant par là leur rayonnement et leur épanouissement naturels , empêchant surtout la langue amazighe de développer et de parfaire sa graphie propre. 

           Quand on fait le bilan de ce qui est resté de la culture amazighe nord – africaine , après les ethnocides perpétrés contre elle , on ne trouve pas grand – chose : seuls des vestiges qui témoignent d’une grande civilisation disparue.
   Voilà pour ce qui est du destin de la culture amazigh
Mais , fait curieux , paradoxal , et peut – être unique dans l’histoire , la langue amazighe , au lieu de connaître le même sort qui l’aurait condamnée au non – usage et à la « mort » , est restée une langue bien vivante , intacte , forte , pratiquée encore aujourd’hui par des millions de personnes. 
Oui , c’est un phénomène unique en comparaison avec d’autres cultures qui ont été victimes d’ethnocides semblables : la disparition de ces cultures a entraîné aussi la disparition des langues qui en faisaient partie.C’est le cas des langues de l’ancienne Mésopotamie de l’Egypte pharaonique et des Amériques dont il ne reste pas grand – chose , après seulement quatre siècles de domination européenne. 
        La langue amazighe constitue un phénomène vraiment exceptionnel dans l’Histoire : elle a survécu aux multiples ethnocides qui visaient à anéantir la culture amazighe , à telle enseigne que la question n’est pas : comment la langue amazighe a – t - elle pu survivre , mais : comment n’a t – elle pas encore disparu ?  
        Les Imazighen , suite aux invasions étrangères , n’ont ni religion « révélée » qui leur soit propre , ni ne forment un peuple uni ou un Etat souverain , ni même ne constituent une race distincte , ni ne possèdent un territoire géographiquement bien délimité. Ils ont été dépossédés de tout ce qui peut définir un peuple , une culture et une civilisation. Mais , par miracle , ils ont gardé leur langue amazighe. Le plus étonnant encore n’est pas la permanence et la survie de cette langue , mais c’est qu’à travers cette permanence et cette survie perdurent et survivent toute la culture amazigh et tout ce qui définit l’amazighité , comme si les Imazighen n’avaient rien perdu , en dépit de toutes les adversités qu’ils ont subies au cours de l’Histoire. D’ailleurs, grâce à leur langue , il est facile de récupérer et de reconstituer les éléments culturels qui ont péri et qui manquent. 
        Tamazight est une langue réellement miracle : quand on examine l’histoire des Imazighen , on constate que leur culture a toujours été niée , dénigrée , atrophiée et presque annihilée , conséquence d’ethnocides répétés et d’un long processus de déculturation et de conversion à d’autres cultures. 
        Mais en conservant leur langue , leur culture estimée morte et disparue se conserve elle – même à travers et par la langue amazighe.
  Les rapports entre langue et culture au sein de Tamazight.
   Ces données étant exposées , nous pouvons maintenant réexaminer les rapports entre langue et culture dans le cadre de Tamazight. 
        Nous avons vu que la culture forme un ensemble qui englobe la langue , qui n’en est qu’une partie , et que le déclin de la culture entraîne logiquement celui de ses parties dont la langue. 
       Ce rapport entre langue et culture est inversé en l’espèce de tamazight. C’est la langue qui forme , ici , un ensemble qui englobe la culture qui n’en est qu’une partie dépendante. Dans ce cas bien particulier , et contrairement à ce qui a été dit des rapports entre langue et culture , c’est la langue qui produit la culture , la détermine et l’entretient. La grandeur ou la décadence de cette culture est conditionnée par le rayonnement ou le déclin de la langue dont cette culture est un sous – produit. Par conséquent , une atrophie de cette culture n’empêche pas l’épanouissement de la langue , puisqu’elle n’est pas dépendante de la première. Par contre , s’il arrive à cette langue de mourir et de disparaître , toute la culture , qui en est un dérivé , suivra et connaîtra le même destin. Voilà ce qui explique pourquoi la langue amazighe s’est maintenue vivace et a sur vécu aux « massacres » qui ont exterminé la plus grande partie de la culture et de la civilisation amazighes.  
       Une langue qui se perpétué à travers des millénaires sans écriture , sans armes , sans pouvoir et en dépit de facteurs hostiles , n’est pas une langue ordinaire.
       C’est une langue – culture , une langue – civilisation , une langue – religion , une langue- peuple , une langue – Etat , une langue – histoire , une langue – patrie…..
       Dans l’ordre des priorités entre langue et culture , dans le cas de tamazight
c’est la première qui a la primauté , étant donné qu’elle est le giron qui nourrit et protège la seconde , la condition qui rend possibles l’existence , la reviviscence et la recréation de cette culture. 
         Les implications pratiques de la prééminence de la langue amazighe concernent les moyens à mettre en oeuvre pour préserver ce qui reste de la culture amazighe , en reconstituer et en revivifier ce qui a été perdu. 
          Etant donné que le linguistique détermine le culturel , dans le cadre de tamazight , pour les raisons que nous avons exposées plus haut , il s’ensuit que le seul moyen permettant la promotion de la culture amazighe est la promotion amazigh de la langue amazigh. C’est  - à – dire que la revalorisation de la culture amazigh doit passer nécessairement par la revalorisation de la langue amazigh. 
         L’enseignement de tamazight est la condition sine que non de sa revalorisation et de sa promotion comme langue , ce qui entraîne , par voie de conséquence , la revalorisation et la promotion de tamazight comme culture. 
        Ce dernier point – la nécessité d’enseigner tamazight pour promouvoir la culture amazighe – est très important et mérite quelques remarques : 
         On entend , ces dernières années , des voix répéter , à chaque occasion , que « la culture amazighe est un patrimoine national qu’il faut préserver et promouvoir » , mais , quand il s’agit de l’enseignement de tamazight , comme deuxième langue nationale , ces mêmes voix , habituellement très loquances à propos de la culture amazighe , se taisent dans un mutisme interlope mais révélateur , se montrant réticentes et indécises , alléguant des pseudo – difficultés telles que : quel tamazight faut – il choisir pour l’enseignement parmi les nombreux « dialectes » en usage ? quelle graphie adopter pour son écriture ? à qui doit – on l’enseigner , aux amazighophones ou aux arabophones ? son apprentissage sera – t – il facultatif ou obligatoire pour tous les Marocains ? Ceci , quand ces voix ne rejettent pas avec toute franchise l’idée d’enseigner tamazight. 
      C’est là une des contradictions qui trahit l’hypocrisie de ceux qui feignent de défendre la culture amazighe , tout en manifestant , rondement ou de façon allusive , de la « résistance » au projet de l’insertion de la langue amazighe dans l’enseignement
         C’est de la pure hypocrisie , car comment peut – on promouvoir la culture amazighe si on n’enseigne pas la langue amazighe qui détermine cette culture , qui en est la condition de vie et de survie ?  
          Celui qui aime vraiment la culture amazighe doit aimer d’abord la mère de cette culture , qui est la langue amazighe , et doit surtout aimer la voir enseigner dans les écoles et parlée par ses enfants.
        Il est un discours qui traite de la culture amazighe comme une entité antonyme et étrangère à la langue amazighe. C’est un discours fourbe et démagogique , qui s’ingénie à réduire la culture amazighe , en la dissociant de sa mère la langue , à une curiosité ethnographique et touristique. Voilà pourquoi la question de l’enseignement de cours. Ce qui explique aussi leur indifférence à la marginalisation de la langue amazighe , une marginalisation qu’ils observent dans un silence complice et approbateur. 
        Mais les Marocains savent faire la distinction entre ceux qui s’intéressent à tamazight comme on s’intéresse à une concubine , et ceux qui l’aiment comme leur mère.      fin
Auteur: Mohamed Boudhan
Date : 2005-04-20 19:58:

  

Tamazight entre le culturel et le linguistique

Langue et culture en général
  
La culture se définit , dans son acception anthropologique général , comme étant l’ensemble des œuvres , aussi bien intellectuelles et symboliques que matérielles , que les humains ont crées et produites. La construction d’une maison ou d’un pont est un aspect de la culture , au même titre que les mythes , les comportements ou les modes vestimentaires. De ce point de vue , la notion de culture tend à se confondre avec celle de civilisation. Il va de soi que la langue n’est donc qu’un élément dans ce grand ensemble qui est la culture. Elle est un produit culturel parmi tant d’autres. Son rapport à la culture est celui de la partie avec la totalité. 
           Bien que la langue soit le support de la culture , le moyen de sa diffusion et de sa transmission , elle reste , néanmoins en relation de dépendance avec cette dernière , parce  qu' elle en est un sous – produit , une partie seulement , fût – elle importante et essentielle. Il s’ensuit que la grandeur ou la décadence d’une culture entravent le rayonnement ou le déclin de la langue qui exprime et véhicule cette culture. Ce qui fait que la revalorisation d’une langue doit passer par la revalorisation de la culture dont elle fait partie. Dans l’ordre des priorités, entre les deux , c’est la culture qui prime.  

Thursday, April 28, 2011

Aperçu sur l’Histoire Amazighs « Berbères »

    Le peuple amazigh « Berbères » est réparti dans une douzaine de pays africains, de la méditerranée au sud du Niger, de l’atlantique au voisinage du Nil « Egypte ». La dénomination de berbérie vient des Romains qui jugeaient ses habitants étrangers à leur  civilisation. Les arabes, venus de l’est, en firent le mot Braber avant qu’ils ne l’a baptisent Djazira El Maghrib « l’Ile de l’occident – Maghreb El Aqça ». Les Romains étendirent à tous les habitants de tamazgha « Berbèrie » le nom de Maures,  réservé d’abord aux populations du Maroc septentrional.   Au XIX, les géographes créèrent les termes d’Afrique mineure, pour marquer qu’il s’agit d’un petit continent engagé dans un grand. Plus tard ce terme fut place à la dénomination d’Afrique septentrionale ou Afrique du Nord qui devint, dès le départ forcé des ex colonisateurs européens, Maghreb Arabe. Cette dernière dénomination d’inspiration idéologique et politique panarabiste prônée par le chrétien laïque Irakien Michel Aflak consiste en la construction d’un monde arabe  en occultant la réalité sociologique de la cité, l’implantation géographique du s/continent africain qu’est l’Afrique du nord et en faisant fi de l’histoire. Ce qui constitue une nouvelle et inutile mouture des expressions du fait que la dénomination de Tamezgha « Berbèrie » reste la meilleure et la plus juste, car, bien qu’il existe des berbères hors de ses limites, sa population est exclusivement Amazigh « berbère ».
Aujourd’hui on ignore généralement que Thifrikes u (1) Gafa « l’Afrique du nord » est peuplée d’amazighs «  Berbères » que l’on qualifie audacieusement avec toute honte bue d’Arabes sous prétexte de son islamisation. Quant aux habitants, ils se désignent du nom d’amazighs « qui veut dire Hommes libres » et s’applique aux tributs dès avant l’occupation Romaine.

Tamazgha, a connu, dès les temps paléolithiques, la vie sédentaire. Sans doute aussi le nomadisme  qui remonte au temps préhistorique, au II ième siècle de notre ère les amazighs se partageaient-ils
entre la vie agricole et la vie pastorale. La colonisation impériale créa à la fin du 1er siècle après
J.C la colonie de Sitifis « actuel Sétif en Algérie » qui devient deux siècles plus tard, le chef lieu de province de Maurétanie, à une époque où la paie Romaine la mettait à l’abri des périls. S’en est suivie par la suite la recomposition de l’actuelle Mauritanie en deux entités. L’une s’appelait la Mauritanie Caesearienne et avait comme capitale, l’ancienne capitale de Juba II Caesarea  « actuelle Cherchell en Algérie » et l’autre se dénommée Mauritanie Tingitane et avait comme capitale Tanger « Maroc »  

Histoire des Tributs :


Tamazgha n’a jamais connu de capitale permanente, définitive ou réalisé son unité autour d’une métropole. Son comportimentage géographique, la difficulté des communications, l’absence de vallée convergentes, l’exiguïté de sa superficie utile ont conditionné l’esprit d’hommes libres et de luttes séculaire entre nomades et sédentaires où aucune n’a triomphé.

C’est cette dualité qui explique apparemment qu’elle ait toujours eu des maîtres étrangers. Ce ne sont pas la ville ou le territoire qui constituent l’unité fondamentale, mais la tribu. Pourtant, ils savaient qu’ils formaient un même peuple puisqu’ils se donnaient un même nom. A deux reprises, les amazighs furent sur le point de réaliser, par leurs propres moyens  au IIième siècle avant J.C et au XIième siècle de notre ère, l’unité  n’Tifrikes u Gaffa « de l’Afrique du Nord ». La double  expérience fut brisée par la volonté impérialiste de Rome et par l’invasion des arabes « la horde des Bénis Hilal » 

Pourtant l’Amazigh « le Berbère » est loin d’être un type d’humaniste inférieur. Ile s’est même manifesté par des personnalités remarquables et d’une vivacité irréductible.

Sur l’Amazigh « le Berbère » a pesé une malédiction géographique et non une infériorité ethnique. Il possède un art, une littérature, une langue qui nous incite à penser que par son antériorité est une 
langue mère « l’authenticité des documents est vérifiée » confirmée par la présence simultanée de nombreux vocables de bases amazighs dans des langues aussi diverses que les langues Grecques (voir l’alphabet grecque actuelle où on remarque beaucoup d’emprunts amazighs), Sémitiques et Latines, un peuple conscient de son existence, un Etat organisé; tout cela ce sont des Luxes très coûteux que le pays n’a pu se les offrir, faute d’une armature financière qui est nécessaire  pour supporter un grand édifice social et politique. Il ne semble pas que depuis l’entrée de
Tamazgha dans l’histoire, c'est-à-dire en gros depuis la fin du second millénaire avant notre ère, que l’aspect géographique du pays se soit sensiblement modifié. Le climat non plus n’a pratiquement pas changé. 

Les temps préhistoriques, par contre, se sont déroulés dans une Tamazgha « Berbèrie » très différente de la notre. Les premiers hommes qui sont apparus en Afrique du nord « Thifriks u Gafa »- les plus anciens, du moins dont on ait jusqu’ici retrouvé la trace – ont vécu il y a peut être trois ou quatre cent mille ans. Bien modestes apparaissent les trente ou quarante siècle dont ce souvient tant bien que mal l’homme d’aujourd’hui par rapport au vertigineux passé des humanités successifs

Thifrikes u Gafa « Afrique du nord », depuis des millénaires, a toujours été la destination de multiples vagues migratoires. Le déversoir des populations lesquelles du fait de la situation géographique de cette région enclavée – bordée à l’ouest et au nord par la mer, et au sud par le grand désert de sable – ne pouvaient venir que de l’est ; soit par la route côtière qui longe le littoral de Thifrikes « Afrique » de méditerranéen orientale jusqu’à l’océan atlantique, soit par les multiples bretelles qui partent de la vallée du Nil vert le couchant.

Les premières vagues migratoires blanches sembleraient être des protos Amazighs « Berbères » parlant une langue chamitique. Les toponymes parlant ce radical amazigh ou possédant une appellation de consonance amazigh jalonnent la route qu’avaient empruntée ces groupes humains.   

Avant l’arrivée de cette vague migratoire, Thifrikes était habitée par d’autres lesquels, pour une grande partie, délaissent cette région lors de l’assèchement du Sahara qui devient un désert. Con
trairement à ceux qui attribue l’origine yéménite aux amazighs, ces derniers seraient originaires de l’Est. L’auteur Davezac donne pour aïeux  à ces  amazighs des Gétudes, des Mèdes, des Arméniens et des Perses. Par contre l’Auteur A. Garrignon souligne la parenté entre les amazighs et les Basques « les Eusques, tribu Ibérienne occupant d’abord tout l’isthme pyrénéen ». Des monuments anthropologiques prouvent encore de nos jours l’ancienne parenté entre les amazighs et les Eusques de notre époque, autrement dit les Basques d’aujourd’hui.

Une Histoire Légendaire « L’invasion Arabe »


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règne DIHIA

 L’islam et Tifrikes u Gafa « Afrique du Nord » sont si intimement superposés qu’on oublie facilement  au prix de quelles luttent l’Orient musulman parvins à recouvrir une partie de l’occident amazigh « les Iles Canaries et d’autres contrées africaines ne le sont pas jusqu’à nos jours ». Ce sont évidemment les conséquences visibles, énormes, de la conquête arabe et de la conversion de cette région qui nous frappent. La région a franchi la cloison qui sépare l’occident de l’orient. Ce saut dans l’inconnu, elle ne le fit pas de bon gré. On sait même que la résistance fut âpre, farouche et longue. Elle dura presque un siècle, comparée à un pareil saut dans l’inconnu, les révolutions de par le monde actuel apparaissent mesquines.

Face à la résistance farouche des amazighs « berbères », et aux échecs cuisants subit, le calife Omar s’opposa (IX° siècle) aux campagnes de Tamezgha « Afrique du Nord » pleine d’embûches et qu’il qualifie de pays perfide, qui égard et qui trompe. Mais à sa mort, son successeur autorisa les invasions qui se transformèrent en razzias « l’an 647 », sous le fallacieux motif de la conquête musulmane. Bien que reconvertis à cette nouvelle religion, les amazighs, de Tifrikes u Gafa « Afrique du Nord » ont conservé leur originalité qui aujourd’hui à tendance à s’essouffler, à cause des moyens machiavéliques utilisés, pour réussir un greffage qui n’a pu prendre hier avec la force des armes.

Aujourd’hui, on tronquant l’histoire, on nous parle d’ouverture musulmane« Foutouh Islamia » en Afrique du Nord, d’arabes chassés de Poitiers « France » par Charles Martel, de conquête
d’Espagne par les arabes, alors qu’en réalité il s’agit d’une invasion arabe sous la bannière de l’islam, d’amazighs islamisés, auxquels se sont joint quelques guerriers arabes, qui furent chassés de Poitiers « France » et d’amazighs accompagnés de quelques guerriers arabes qui ont, au VII° siècle, transmis le message de Dieu en Ibérie et ont construit l’Andalousie « Espagne »,
sous la conduite de Tarik Ibnou Ziad qui donna son nom au détroit qui porte aujourd’hui son nom « Détroit  de Gibraltar ». Après cette conquête, Moussa ben Noceir, ayant eu vent de la subtilisation supposée d’une épée  dorée du butin de guerre que Tarik Ibnou Ziad lui envoya, et pour marquer son mécontentement, dépêcha son fils de Damas pour gouverner en lieu et place du vainqueur. Mais les vraies raisons de cette gouvernance imposée et de la  contrainte de Tarik Ibnou Ziad à finir ses jours dans des conditions misérables sont à chercher ailleurs.

Deux siècles plus tard, c'est-à-dire en l’an 969, l’Egypte fut conquise par les amazighs sous le règne fatimide du calife Al Mo’izz li –DIN–Allah, qui y construit la ville de Fustat, l’actuelle capitale – le Caire – et fondé la grande mosquée d’El Azhar. Toujours dans le même cadre de la défense de la religion musulmane qu’ils ont adopté, les amazighs ont mené la bataille de Hattin, en 1187, aux coté de Salah Eddine El – Ayoubi, pour libérer Jérusalem  des barbares venus du nord.       

Sources d’informations : Ch. A. Julien, E F Gautier, Dr A. Bénatia

Repères 

  - L’étendue géographique de Tamazgha « Berbèrie » l’Afrique - le Nord et le
Sahel - , les Iles Canaries, le Siwah Egyptien

  - Langue: Tamazight «Berbère» qui s’écrit avec le Tifinagh «erroglifs» qui veut dire
notre trouvaille. Cette forme d’écriture datant de plus de 3.000 ans av J.C  influença  certains pays européens, notamment la Grèce où l’on remarque sur les banderoles qu’
ils arborent, lors des manifestations, certains erroglifs amazighs. Cependant, dans le cadre de son universalité, l’option de transcription en caractères latins (1) conjugués
avec quelques variantes a été choisie pour Tamazight  par les spécialistes en linguiste  
depuis plus de 60 ans

- Population parlant Tamazight : Une douzaine de pays africains, de la méditerranée au Sud du Nil, de l’atlantique au voisinage du Nil et les Iles Canaries

                 - Amazigh : Berbère

                 - Tamazgha : Berbèrie

                 - Thifrikes : Afrique

                 - Thifrikes u (1) Gafa : Afrique du nord 

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  Madjid AIT MOHAMED        


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Les Almoravides Dynastie Tamazighte( Berbere) Au nord Afrique

Année 1080 : Les Andalous, dont les royaumes de taifas sont menacés par l'avancée des armées chrétiennes d'Alphonse VI de Castille, sollicitent l'intervention de l'émir almoravide Youssef Ibn Tachfin, fondateur de la dynastie almoravide.
 
Année 1082 : Les Almoravides prennent Alger en 1082 grâce à Youssef U Tachfin. Ce dernier défait tous les Zénètes de l'ouest du Maghreb. La première grande mosquée sunnite de rite malékite, la Grande Mosquée d'Alger, est alors bâtie par Youssef U Tachfin. Les Almoravides n'ont toutefois jamais fait la guerre aux Zirides ou aux Hammadides, les deux dynasties étant issues des Sanhadja.

 
Année 1084 : Les Almoravides s'emparent de Ceuta (ville enclave au nord du Maroc).

Année 1085 : Alphonse VI de Castille conquiert Tolède (ville espagnole à 70 km au sud de Madrid). Le pouvoir arabe en Andalousie perd chaque jour.

   
Année 1086 : La disparition des Rayes des Taifas (en Espagne), le sultan de Séville jette un cri vers les Amazighs d'Afrique du Nord et non pas vers les arabes du moyen orient car a cette époque se sont les Abbassides leur ennemis qui détiennent le pouvoir. Il obtient une aide dont son trône sera le paiement. C'est l'arrivée des Amazighs Almoravides conduits par Youssef U Tachfine qui remporte la victoire de Zellaca en 1086. Les Almoravides, anciens nomades sahariens Amazighs deviennent les champions de la foi en péril. Cette action des Almoravides se poursuit jusqu'a la reconquête intégrale de la Péninsule.
Année 1086 : En 1086, à la demande de l'emir arabe Omayyade Al-Mu'tamid, Youssef U Tachfine, alors roi de la dynastie Almoravide, vient en Espagne pour l'aider à affronter Alphonse VI, qui a envahi Saragosse. Il bat Alphonse le 2 novembre 1086 à Sagrajas (az-Zallàqa) avant de se retourner contre Al-Mu'tamid qui l'a trahit en guerre. Il s'empare de Séville, de Grenade, d'Almeria.
    
Année 1086 : Youssef U tachfine débarque en Espagne le 30 juin 1086
   
Année 1086 : Youssef U tachfine infligea le 23 octobre une sévère défaite à Alphonse VI à Sagrajas (Zalaqa en arabe), non loin de Badajoz. Il rentre ensuite en Afrique suite à la mort de son fils, avant d'être rappelé en 1089 une autre fois.
Année 1090 : Conquêtes almoravides en Espagne. El Mansour succède à son père En Nacer à Bgayet. Construction du Château d'Amimoun.
    Année 1090 : Youssef Ibn Tachfin occupe la Taïfa de Grenade et entreprend la conquête d'al-Andalus.
   
Année 1091 : Le roi Amazigh Yussef U tachfin destitue finalement l'emir arabe Omayyade al-Mu'tamid qui l'a trahit, l'envoyant en exil au Maroc, où il mourra 4 ans plus tard à Aghmat. Youssef occupe alors tout le territoire d'al-Andalus.
  
Année 1094 : Naissance de Abdelmoumen à Tajra (Nedroma)
  
Année 1095 : L'emir arabe Omayyade Al-Mu'tamid Ben Abbad est mort dans sa prison à Ghmat (16km de l'actuel Marrakech)
Année 1097 : Conquête de l'Andalousie par les Almoravides.
 
    Année 1098 : L'armée amazighe des almoravides arrive jusqu'à Lisbonne en Portugal
 
Année 1106 : Le roi Amazigh Youssef U Tachfine ou Yûsuf U Tâšfîn Nâçereddîn U Tâlâkâkîn assenhâjî est mort. c'est ainsi la fin de son rêgne.
Année 1106 : Ali U Youssef U Tachfine succéda a son pere Youssef U Tachfine. Il agrandit et consolida l'empire maure, mais se heurta à la résistance des princes chrétiens et à l'agitation des Almohades, adversaires du malékisme, qui prêchaient la guerre sainte contre les Almoravides.
  
Année 1106 : Le roi Ali U Youssef U tachfine succéda à son pere Youssef Ibn Tachfin, appartenant à la dynastie amazighe des Almoravides.
   Année 1108 : Ali Ben Youssef bat les chrétiens à la bataille d'Uclès.
     
Année 1118 : Alphonse Ier d'Aragon prend Saragosse aux Almoravides.
 
  Année 1121 : Ibn Tumert est proclamé Mahdi des Almohades. Il combat les Almoravides.
Année 1130 : Mort d'Ibn Tumert.
 
Année 1134 : Les troupes almoravides sous le commandement de Tachfin Ben Ali, remportent la bataille de Fraga contre Alphonse Ier d'Aragon et de Navarre.
Année 1136 : Un roi Almoravide bâti la grande mosquée de Tlemcen.
Année 1142 : Le roi Ali U Youssef U tachfine est mort. Il était le fils de Youssef Ibn Tachfin, appartenant à la dynastie amazighe des Almoravides. Il succèdera à son père en 1106 pour régner pendant 37 ans, soit jusqu'à sa mort en 1142. Il possédait en Afrique tout l'empire du Maroc, et en Europe presque toute la péninsule Ibérique.
Année 1147 : Les Almohades pénètrent dans Marrakech, la capitale almoravide. Les dernièrs Almoravides se sont réfugiés aux îles Baléares
Année 1149 : Les barghwatis furent accusés d'hérésie par les dynasties musulmanes voisines qui se succédèrent sur le territiore de l'actuel Maroc (Idrissides, Zirides, Almoravides et Almohades) qui déclarèrent une guerre sainte contre eux, cependant la république Barghwata réussira pendant 4 siècles à résister aux attaques de ses ennemis jusqu'à l'avénement des Almohades au pouvoir qui par le biais de leur général Abdelmumin réussiront à le conquérir en 1149 et à exterminer totalement sa population hérétique. La région de Tamsena fut isolée de ses habitants pendant 1 siècle jusqu'a ce que le calife Almohade dans un acte de punition décida de transférer des tribus Arabes qui se sont unis au rebelle Ibn Ghaniya ennemi des Almohades.
Année 1152 : Chute de l'Empire Almoravide. Prise de bgayet par l'almohade Abd El Moumen qui renverse les Hammadites.
Année 1159 : Les Almohades unissent l'Afrique du Nord
Année 1212 : Le début du déclin de l'empire Almoravide par la grave défaite de Las Navas de Tolosa qui réduit le domaine Amazigh en Espagne à l'Andalousie.
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Wednesday, April 27, 2011

L arrivee des Almoravides au pouvoir au berber land Tamazgha.

Année 1035 : À l'issue de son pèlerinage à La Mecque, Yahya Ibn Ibrahim, chef Amazigh de la tribu Djoudala décide de convertir son peuple aux préceptes de l'islam. c'est le début de la doctrine Al Moravide.

Année 1037 : Abdallah Ibn Yasin, chef spirituel et idéologue, commence à asseoir les bases doctrinales du mouvement Almoravide.

Année 1045 : El Moizz (roi Ziride amazigh) ordonne a son peuple de cesser les invocations de la prière du vendredi au Calife Fatimide chiite du Caire et de faire des invocations pour les disciples du prophète (Abou Baker, Omar, Othman ..) ce qui va être le début du divorce avec le chiisme, en quelques sorte un virage vers le sunnisme musulman. Les chiites ne considèrent par Abou Baker, Omar et Othman comme des Califes mais des Kafires.

Année 1049 : Le roi Ziride El Moizz ordonne de brûler tous les drapeaux qui portent des formules chiites
  Année 1050 : Nouvelle invasion arabe des Banu Hilal (Haute Egypte
Année 1051 : Les berbères Fatimides envient les arabes Banu Hilale à la berberie occidentale comme punition en reconnaissant le Calife Abbasside Sunnite.
Année 1055 : Le début de l'empire amazigh Almoravide.
Année 1055 : La mort du roi amazigh El Moizz ( royaume de Ziride).
   
Année 1055 : Les Almoravides menés par Abdallah Ibn Yassin, s'emparent de Sijilmassa (Maroc)
Année 1057 : Les arabes sauvages Hilaliens suivis des Banu Sulaym — dont le nombre total est estimé à 50 000 guerriers et 200 000 bédouins — se mettent en route après que de véritables titres de propriété leur ont été distribués au nom du calife fatimide. Kairouan résiste pendant cinq ans avant d’être occupée et pillée. Le souverain se réfugie alors à Mahdia en 1057 tandis que les nomades continuent de se répandre en direction de l’Algérie, la vallée de la Medjerda restant la seule route fréquentée par les marchands
   
  
Année 1059 : Les Amazighs Bourghwata, les porteurs de la nouvelle religion monothéiste, ont tué Abd Allah ben Yassine le prédicateur et fondateur des Almoravides dans un combat. Les Bourghwata menèrent la vie dure aux gouverneurs Omayyades de Tanger et à leurs successeurs Idris de Fès.
Année 1059 : Mort de Abdallah Ibn Yasin, la communauté religieuse est en passe de se convertir en Islam
  
Année 1061 : Le roi Amazigh des Almoravides Youssef U tachfine arrive au pouvoir.
Année 1062 : Le roi Youssef U taachfinel fonda sa capitale Marrakech (que les français appelèrent Maroc, de l'espagnol Marruecos, lui-même dérivé du nom Amazigh Amur N Kuch (Amur=pays N=de Akuch=dieu, cad le pays de dieu, d'où le nom actuel du "Royaume du Maroc"). C'est à partir de cette ville qu'il mènera ses campagnes, notamment en Espagne. Le mausolée des Almoravides se trouve à Marrakech.
Année 1067 : Le sultan En-Nacer chef de la branche Sanhadja Hammadite s'empare de Bgayet qui prend le nom d'En-Naciria. Début de construction du Palais de la Perle.
Année 1069 : Début de la fondation de Marrakech par Abu Bakr Ibn Omar capitale de mouvement Almoravide. L'invasion arabe Hilalienne sont déja arrivé à Mahdia en Algerie, l'empire Almoravide n'est pas encore prêt.
Année 1070 : Les Alomravides occupent Fès.
Année 1077 : Les Alomravides occupent Tanger.
     
Année 1077 : Naissance du prophète amazigh Mahdi U Tumart futur imam des Almohades.
  
Année 1079 : Les Almoravides fondent Taghrart (Tlemcen)
   
    
     













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Monday, April 18, 2011

Un resume de la prehistoire du maroc

De nombreux sites découverts au Maroc permettent de retracer la vie de l’homme durant cette longue période. La visite du Musée Archéologique de Rabat nous renseigne davantage sur cette évolution, physique, intellectuelle et technique.
Les premieres traces
 Des outils en pierre ont été trouvés sur tout le territoire, appartenant à la grande culture acheuléenne du Paléolithique Inférieur, bien connu en Europe. Les plus anciens, découverts récemment dans la région de Casablanca par une équipe maroco-française, sont datés de 700 000 voire 1 million d’années.
         Mais l’homme contemporain de ces premiers bifaces n’y a pas encore été découvert. Les plus anciens restes humains actuellement connus ne datent que de 250 000 ans. Ce sont des Homo erectus, découverts dans les carrières de Casablanca et à Rabat.
         Deux crânes, mis à jour dans une mine près de Safi, au jbel Irhoud, appartiennent à des Homo sapiens archaïques, très proches des Néanderthaliens d’Europe. Sur le site a également été trouvé un outillage connu en Europe sous le nom de « moustérien ». Datation actuellement acceptée : 100 000 ans
  Des avances technologiques
    
Un homme plus évolué apparaît il y a 40 000 ans. Inventeur d’une pointe pédonculée particulière à l’Afrique du Nord, la « pointe atérienne » qui pouvait se fixer sur un manche de lance ou de javelot, l’homme atérien connaissait l’usage du feu, pêchait, ramassait des coquillages et se montrait également habile chasseur. Vivant dans des grottes, notamment autour des villes actuelles de Rabat et Tanger, il savait aussi construire des coupe-vents ou tentes et peaux de bêtes.
         S’est ensuite développée la civilisation dite « ibéromaurusienne », qui s’est maintenue jusqu’au début du Xème millénaire av. J.C. Les Ibéromaurusiens utilisaient un outillage plus sophistiqué formé de petits silex montés en série. Ils enterraient leurs morts, pratiquaient la trépanation et prenaient soin de leurs malades.
         Au Maghreb, une nouvelle race venue de l’est semble avoir pris place vers le début du VIIème millénaire av. J.C. Ces hommes appelés Capsiens, ont joué un grand rôle dans le peuplement de l’Afrique du Nord et sont considérés comme des Paléoberbères. Même si la civilisation capsienne, comme c’est probable, n’a guère pénétré sur le territoire marocain, elle a eu une influence certaine.
         L’art apparaît avec les Capsiens, qui décoraient des oeufs d’autruches et sculptaient de petites figurines. Avec leurs descendants, devenus pasteurs et agriculteurs, commençait l’utilisation de la pierre polie et de la poterie.
Selon certains auteurs, c’est à eux que l’on doit également l’épanouissement de l’art rupestre en Afrique du Nord.
    L’agriculture, l’élevage et la poterie
 
Ces nouvelles techniques arrivent au Maroc vers la fin du VIème millénaire av. J.C. Les sites les mieux connus se trouvent dans le Nord-Ouest du pays. Leurs occupants élèvent bovins, moutons et chèvres, et leur poterie s’apparente à la poterie dite « cardiale », du pourtour méditerranéen.
         Un autre courant néolithique est arrivé dans les régions méridionales du Maghreb par le Sud-Est, la bordure Nord du Sahara, à une époque où le climat était nettement plus humide qu’aujourd’hui (à la fin du VIème millénaire av. J.C.). ces éleveurs de bœufs, accompagnés de leurs troupeaux, avançaient lentement. Or le dessèchement progressif du Sahara rendit leurs conditions de vie de plus en plus difficiles, et les obligea à remonter vers le Nord, vers la fraîcheur des montagnes et les hautes vallées verdoyantes.
  L’arrivée des métaux
La présence de vases campaniformes (des gobelets en forme de cloche renversée) dans de nombreux sites le long de la côte atlantique marocaine indique l’arrivée des « guerriers du cuivre » dans le pays, au milieu du IIIème millénaire av. J.C.
         Au cuivre succéda le bronze. Le Maroc a-t-il connu son propre « âge de bronze »? les preuves incontestables d’une métallurgie ancienne font actuellement défaut, mais ce n’est pas impossible. En effet, les gisements de cuivre étaient nombreux, même si l’étain se révélait plus rare. Témoins de l’importance de l’utilisation du métal pour ces populations, les gravures de poignards et de hallebardes dans le Haut Atlas, dont certaines sont des représentations fidèles d’armes trouvées en Espagne.

L’entrée dans l’histoire
  Toujours est-il que le style de vie néolithique a perduré longtemps et c’est l’arrivée des Phéniciens sur les côtes marocains au VIIème siècle av. J.C. qui fait entrer le pays définitivement dans l’histoire
  Susan Searight & Danièle Hourbette « Gravures rupestres du Haut Atlas » Ministère du Tourisme, Ed. Belvisi Casablanca 1992                   
   Auteur: Susan Searight & Danièle Hourbette
     

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Le Royaume des Berghouata



Qui sont ces Berghouata? Qui ont régné de 742 à 1148, sans laisser la moindre trace dans l’histoire officielle. Leur nom ne figure nulle part dans les manuels scolaires d’histoire. Il est vraisemblable que tous les archives qui les concernant ont été délibérément détruits pour faire passer sous silence l’existence d’un peuple qui dérangeait les idéologies arabo-islamiques qui avaient dèja atteint une grande ampleur au Maghreb. Très peu savent que les Berghouata furent la dernière dynastie dont les rois étaient des marocains de souche, des fils du bled du premier jusqu’au dernier. Ils ont régné sur la région de Tamesna de Salé à Safi (ce qu’on nomme aujourd’hui le Maroc utile), surtout ils avaient leur propre prophète, leur coran et leurs rites. Ils étaient connus également sous le nom de Béni Tarif, d’après le nom du fondateur de la principauté, qui avait rejoint le dessident kharijite Mayssara et porter le glaive contre les conquérants musulmans. La plupart des historiens décèlent que les Berghouata, proviennent de la dynastie berbère des Bacchus, et que Tarif est un amazigh. Les berbères de Masmouda et Zénata ont désigné Tarif  comme chef.  Il fut considéré comme le fondateur de la principauté des Berghouata, mais son fils Salih qui passe pour être le fondateur spirituel et le créateur de la religion des Berghouata. Les Berghouata voulaient recréer une copie conforme dans le Maghreb sous le troisième prince de la lignée, Younès pour que la prophétie des Béni Tarif soit révélée.

        Il imposa une religion d’une manière de Coran comprenant quatre vingt sourates qui portaient presque toutes le nom d’un Prophète, on y comptait celui d’Adam, Ayoub, Pharaon, Harout…..Ni Salih qui avait peur pour sa vie, ni même son fils à qui son père a confié sa religion, sa science, ses principes et son « fiqh », ne se sont proclamés prophètes, ils restèrent tous deux partisans des Ibadites de la fraction des Kharijites (musulmans plaidant pour la démocratie et l’égalitarisme). Exactement comme l’avait fait, avant lui, le prophète Mohamed en Orient. Younès eut même recours à un autre verset du Coran pour faire prévaloir le statut mérité de son grand père en tant que prophète : « Et nous n’avons envoyé de Messager que dans la langue de son peuple » (sourate Ibrahim, verset, 4). Son argument est simple : Mohamed étant arabe, Salih a d’autant plus le droit de transmettre le message de Dieu auprès des siens au Maroc. Younès a même prédit que son grand-père allait réapparaître sous le règne du 7eme roi des Béni Tarif en tant que « Al Mehdi Al Mountadar » (inspiration chiite).

D’après l’historien Mouloud Achaq et selon Mohamed Talbi qui avance que la religion des Béni Tarif ne s’est pas totalement écartée se l’Islam. Elle s’est contentée de l’adapter dans une version amazighe, locale et indépendante de l’Orient, en se dotant d’un coran local et d’un prophète local. Ils voulaient probablement montrer qu’ils n’avaient pas de leçon à recevoir des despotes de l’Orient et qu’ils pouvaient produire leurs propres règles religieuses. Dans les faits, douze tribus seulement ont accepté la prophétie des Béni Tarif. Les autres tribus sous leur domination, et dont le nombre s’élevait à 17, ont gardé leur ancienne confession, l’Islam moutazilite. Or, les Berghouata sont comportés avec ces tribus comme des alliés et ne les ont pas persécutées au nom de la nouvelle religion. Au niveau de la population, les rites des Berghouata s’apparentaient de manière étonnante aux croyances païennes ancestrales et aux pratiques de sorcellerie, dont la sacralisation du coq, ils disent toujours, au lever du jour, « la tay wadane afellous » (le coq appelle à la prière). Selon l’orientaliste Nahoum Slouch, l’interdiction de manger la chair de coq proviendrait des Juifs du Machreq au Sahara. Ce qui a incité Slouch à affirmer que « la religion des Berghouata est musulmane dans sa forme, berbère dans ses rites et juive dans son fond et ses tendances ».

A une différence près : Les préceptes régissant le dogme, étaient nombreux et hétérodoxes, un jêune hebdomadaire du jeudi était obligatoire, la prière était faite cinq fois le jour et cinq fois la nuit, la prière publique se faisait à l’aurore (fjer) non le vendredi à midi (dhor), aucun appel (adène) à la prière ni rappel (ikamat). Une partie de leur prière  se faisait sans prosternement (rekât) et une autre à la façon Orthodoxe, ils récitaient la moitié de leur coran pendant qu’ils étaient debout et l’autre moitié pendant les inclinations. Le salut était en dialecte berghouati "Dieu est au dessus de nous, rien de la terre ni des cieux ne lui est inconnu ". Tout Berghouati pouvait épouser autant de femmes qui le lui permettaient ses possibilités mais il ne pouvait contacter union ni avec une musulmane orthodoxe ni avec une cousine jusqu’au troisième degré. Il peut répudier et reprendre ses femmes. Le menteur était flétri du titre d’el morhaier (qui s’éloigne de la vérité) et généralement expulsé du pays. Comme alimentation étaient illicites la tête et la panse des animaux.

La région de Tamesna, traversée de forêts et de ruisseaux, qu’est née l’idée de nature hantée. Quant à la réticence à manger la tête de certains animaux, dont le poisson, et l’interdiction de manger les œufs, elles sont toujours de rigueur chez certaines tribus des Masmouda qui se sont réfugiées dans le Souss, après la dissolution de la principauté des Berghouata dont la mise en échec n’a pas été chose facile, loin s »en faut. Qu’est-ce qui lui a donné une telle force de résistance.

Après le carnage de Oued Beht et celui du village de Timaghine, qui leur ont permis d’élargir leur domination au début du 10eme siècle, Abdellah Abou Al Ansar, un roi berghouati pacifiste et cultivé est arrivé au pouvoir. A l’inverse de ses prédécesseurs, a réussi à fédérer nombre d’alliés sans avoir à répandre le sang. Al Bakri raconte qu’il rassemblait ses hommes, préparait son armée et s’apprêtait à lancer des attaques contre les tribus avoisinantes. Lorsque ces derniers lui offraient des présents dans une tentative d’attirer sa sympathie et qu’il acceptait leurs présents, il dispersait ses hommes en signe de renoncement à l’attaque envisagée. Cette description montre à quel point les tribus entourant le royaume des Berghouata craignaient ces derniers et tenaient à maintenir une trêve avec eux, liées par un lien national propre aux Berghouata.
1- Lien des Béni Tarif, détenteurs du pouvoir et les leaders de l’alliance idéologique et         spirituelle du royaume.
2- Suivi des Masmouda, qui jouissaient d’un rang social privilégié.
3- Des Zénata et des Sanhaja, dont le rang social, s’étaient améliorés grâce à leur activité commerciale.
4- Toutes tribus soudanaises, grâce à leur bonne maîtrise du flux des caravanes provenant du Sahara.

A ce phénomène, Ahmed Siraj pense, quant à lui, que chez les Berghouata « les tribus faisaient les frontières », elles faisaient quelque 400 fortifications dans leurs villes stratégiques, telles Chellah, Fédala ou Anfa. Mais leur puissance réelle résidait dans leur force économique. Ils pouvaient selon Ibn Haouqal, avoir des échanges commerciaux même avec des gens d’Aghmet, du Souss et du Sijilmassa. Au point de vue agriculture, il suffit de citer Léon l’Africain « de blé égale du temps de ces hérétiques, l’abondance du blé était telle que les gens échangeaient une quantité à ce que pouvait porter un chameau, contre une paire de babouches »
.      Seulement, jusqu’en 1994 que les premières tentatives d’exploration de la mémoire des Berghouata qu’a commencé les travaux, dont le but initial était de constituer la carte archéologique de la région de Mohammedia, ont permis dans un premier temps de découvrir le site de « Makoul » que le géographe Al idrissi et l’historien Ibn Khatib signalaient sur la route reliant Salé à Marrakech. Après, ils ont découvert d’autres tombeaux empreints de motifs ornementaux à proximité de la route reliant Casablanca à Rabat, non loin de Oued El Maleh sur le site de Sidi Bouamar. Chose surprenante, des tombeaux similaires qui étaient également sous le pouvoir des Berghouata dans les régions de Chaouia, Doukkala et Abda. Même opération de recherche, on découvrit un site, évoqué d’ailleurs par l’historien Michaux Bellaire, que l’on nommait « cimetière des Mages (Al Majous) ». Ce lieu serait un des rares témoignages attestant de la mémoire collective des Berghouata et l’image que les musulmans avaient d’eux à l’époque.

Leur puissance militaire allait se manifester clairement lorsque le fondateur de la dynastie Almoravide, Abdellah Ibn Yassine, a essayé de les anéantir en 1059. Sur cet événement, Mouloud Achaq nous raconte : Ibn Yassine s’est aventuré dans cette péripétie sans préparation. Il croyait pouvoir vaincre les Berghouata alors qu’il venait du désert et que ceux qu’il venait combattre connaissaient mieux leur région, difficile à pénétrer. Il sera tué dans cette bataille et inhumé dans un village perdu du nom de Kérifla.

Le royaume des Berghouata a résisté plus de quatre siècles, en effet jusqu’au milieu de XIIe siècle, ils ont su sauvegarder leur souveraineté et leur indépendance. Ils ont subi les attaques successives des Idrissides, des Fatimides, des Zirides, des Zénata et même des Almoravides. Toutes ces puissances ne seront parvenues à les anéantir. Ce sont les Almohades qui en viendront à bout à ce royaume amazigh original, qui était un peuple d’une vaillance et d’une robustesse incomparable, hommes et femmes se distinguaient par leur beauté et par leur extraordinaire force musculaire. C’est par Abdelmounen ben Ali El Goumi de la dynastie des Almohades qui a probablement conduit à l’anéantissement du Maroc officiel et petit à petit effacé leurs traces, en important des tribus arabes de Tunisie pour remplacer les tribus affiliées aux Berghouata et en changeant l’appellation de la région (Tamesna) par Chaouia. Ainsi, le directeur de l’Institut royal des études d’histoire, Mohamed Kabli, nous assure que le manuel de l’histoire du Maroc en cours de préparation recèlera pour la première fois le peu qu’on sait sur la dynastie des Berghouata.


Auteur: L'houari bouattar

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Sunday, April 17, 2011

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Imazighn( The berbers)

Who are the Berbers?

Since time immemorial, North Africa has been inhabited by the indigenous people known as Imazighen*. These Berber populations, across northern Africa, have known a series of invasions and occupations that date back thousands of years, including those of the Phoenicians, the Romans, the Vandals, the Byzantines, the Arabs, the Spanish, the Turks and the French. Despite ceaseless efforts by each colonizer to erase and eradicate this indigenous culture, the latter not only survived but also constitutes the foundation onto which the other cultural layers were added. In addition, North Africa has also benefited from centuries-long contact with the Andalusian culture in the north and the sub-Saharan civilizations in the south. The Berber culture stretches from Egypt’s Siwa oasis in the east to the Canary Islands in the West, and from the Mediterranean shores in the north to the desert plains of the Sahara.  The Berbers, whose total population is estimated at 25 million, are principally concentrated in Morocco and Algeria, with significant communities also living today in Tunisia, Libya and Mauritania (see appended map, page 21). Their language (usually referred to as Tamazight) is composed of a number of varieties, all of which are derived from the Afro-asiatic linguistic family. Berber groups inhabiting coastal North Africa today identify themselves by the terms Kabyles, Riffis or Chenwas.  Others, living further inland are known as Chawis, Siwis, Chleuhs, Mozabites and Tuaregs (in the Sahara Desert). Many Berbers today are Muslim (essentially Sunnis belonging to the Maliki madhhab).  Prior to conversion to Islam in the 8th century the Berbers had polytheistic and animistic religious practices.

World-renowned Berber authors from antiquity to our modern times, namely Saint Augustine, Tertullian, Apuleius, Arnobius, Franto, Saint Cyprian, Lactantius, Ibn Khaldun, Ibn Battuta, Jean Amrouche, Kateb Yacine, Mouloud Mammeri, among others, have contributed immensely to world culture, but they are often inaccurately labeled in anthologies and history books as Roman, Arab, or French, depending on the period and the language they have used. In addition, until very recently, the Berber language (with its many dialects across North Africa) was not recognized as a national or official language in any of the countries where it was spoken and was not even allowed to be taught in schools. However, in both Morocco and Algeria the cultural status and historical importance of Berbers is now gradually being recognized by the governments of those countries.


Why are Berber studies important?


Despite the recent emergence of Berber studies in North Africa and Europe as an important field of research and scholarship, academic focus on the Berber world is virtually absent in North America.  No teaching or research programs devoted to Berber studies exist in any North American university today. For a number of years the University of California at Los Angeles offered a small-scale Berber studies program which was dependent on a single faculty member.  However, since the retirement of Professor Tom Poncheon at UCLA, the only comprehensive teaching program in the United States devoted to the Berber world has vanished.  Today, university courses focusing on Berber culture are few and far between, usually operating with marginal validation under the umbrella of either Middle Eastern Studies or Africana Studies departments.  Given this dire situation, Oregon State University is committed to improving the presence of Berber studies in US institutions of higher education.

The paucity of teaching and research emphasis in the field of Berber Studies in the United States has, in part, contributed to current misunderstandings about the cultural personality of the entire North African region.  Often confused with the Middle East and sometimes not well defined geographically, North Africa largely remains ignored and misunderstood, even among academics.  Often categorized as the occidental fringe of the Arab world (the Maghreb), North Africa is rarely perceived from the vista of its Berber foundation.  This foundation has profound genetic and biological roots: 60% of Moroccans are of Berber origin, as are 20% of Algerians.  Many of North Africa’s Berbers do not primarily identify with Muslim civilization, nor are they necessarily drawn in any indigenous or even utilitarian way to Islam and Arabic, any more than they were to Catholicism and French.  Often steering a course that avoided the dangerous waters of nationalism, and always accepting the cloak of multiple identities, Berber culture has been an ever prudent chameleon.  In many ways it is because of this tenacity and modesty that it has simultaneously survived the torments of history and that it has not, heretofore, found its way into the university curriculum and into the mainstream of Western scholarship.  In very practical terms, this means that an entire stratum of the Arab world (and specifically of the North African or Maghrebi world), remains on the educational sidelines.  There is a need, therefore, to expand opportunities for teachers and researchers to gain a comprehension of the complexities of Berber North Africa. Berber culture is a well-worn, but necessary, key to both the understanding of the ancient Mediterranean basin and to the interpretation of the current dynamics of the Muslim sphere.  It seems, particularly at this point in time, important to identify the cultural specificity of the Berber communities in Africa, and to disclose the potential importance of these communities in the dialog between Western and Mediterranean worlds.

For these reasons, it would be timely to give full consideration to the history and culture of Berber civilization, to trace its path from the earliest archeological evidence to its modern living form in the 21st century.  A cultural exploration of Berber North Africa should include not only an understanding of its historical itinerary but also its contemporary nature revealed through cultural expressions such as literature, the plastic arts, crafts and music.

An NEH Summer Institute would constitute a first-time occasion for college and university teachers in the United States to be given the opportunity to consider the multiple dimensions of Berber North Africa.  We propose to hold a four-week Institute at Oregon State University in Corvallis, Oregon, that will convene 24 college and university teachers from a range of disciplines seeking to situate Berber studies in their undergraduate or graduate coursework.  The Institute will draw on the expertise of some of the leading scholars in the area of Berber studies.

The foremost practical goal of this project is to expose scholars and college faculty to the hidden face of this Berber world.  This exposure should be particularly germane to those scholars conducting research in the field in North Africa and to teachers seeking to integrate Berber culture into their curriculum.  For this reason, it is anticipated that prospective applicants will have ethnology-related backgrounds in the following academic fields: art history, Islamic studies, anthropology, human geography, Mediterranean cultural history, French and Francophone studies, linguistics, religious studies, music, and film studies.
*Imazighen
The original name of the Berber people, meaning free men. Some activists prefer this name, as the word “Berber” is pejorative. It was derived from the term « barbari » that the Romans gave to the people they conquered.


http://www.tamazightinou.blogspot.com/